Compagnonnage 2024_En votre Compagnie_L-eau des collines_dessin préparatoire 1

Adaptation-conception-interprétation : Cécile Guillot Doat et Jean-Marie Doat
Vidéaste: Joshua Immeson
Régie technique : Yannick Muret
Réalisation de la table d’animation : William Puel
Production : Lucile Hortala et Jean-Marie Doat
Diffusion : Céline Minette et Jean-Marie Doat

D’après les romans de Marcel Pagnol Jean de Florette et Manon des sources

Avec cette nouvelle création, la compagnie poursuit sa démarche : donner au
spectateur la possibilité d’être actif, de se construire sa propre vision à partir de la
représentation. Dans ce rapport entre une image visible et une image construite au fil
du récit, la compagnie laisse la part belle au spectateur. Dans cette forme à inventer, nous établirons une convention de jeu simple avec le public sans quatrième mur, nous jouerons des évocations, des décalages poétiques. Nous ménagerons des surprises. Aux spectateurs de créer des jonctions entre différents éléments du spectacle : texte, ombres, projections, ambiances sonores…

La compagnie

Créée en 1996, la compagnie s’installe à Castres où durant dix ans elle réalise des créations à partir de textes d’auteurs contemporains tels que Daniel Danis, Jon Fosse, Olivier Py, Karl Valentin, Eric Durnez et mène dans les quartiers d’Aillot et de Bisséous un important travail d’éducation artistique. À partir de 2005 le nombre de créations se réduit car Jean-Marie Doat dirige le Théâtre de la Maison du Peuple de Millau jusqu’en décembre 2011. En 2010 la compagnie créée 4hypothèses qui marque la nouvelle orientation du projet artistique maintenant complètement tourné vers la marionnette et le théâtre d’objet. En 2012 Cap’taine bambou , en 2016 Visa, en 2017 Le cirque des éléphants et en 2021 De quoi rêvent les pingouins ?

Note d’intention

Les spectateurs sont invités à participer à cette traversée extraordinaire.
Avec le théâtre de rue, le théâtre de marionnettes et d’objet, c’est un univers forain et poétique qui se déploie au cœur de cette embarcation imaginaire où le public devient lui aussi un acteur essentiel.

Entre le rire et les larmes, nous relisons ces romans comme une parabole de notre monde d’aujourd’hui. Écrits il y a soixante ans, les thématiques qui les traversent, entrent en résonance avec les indignations qui nous animent. Aujourd’hui encore, les égoïsmes les plus farouches divisent et les frontières se referment. Le mot hospitalité semble un mot désuet. Déni et mensonge polluent les relations humaines et la parole publique. Le partage de l’eau devient un enjeu central.

Antoine Vitez écrivait dans son livre le théâtre des idées, que la tragédie projette « l’ombre portée du bonheur ». Quelle belle formule ! Si exigeante car elle engage à se défaire de toute complaisance avec son sujet ! Nous la reprenons en préambule de notre projet de mise en scène de ce drame campagnard où l’eau est au centre des enjeux dramatiques pour exprimer notre intention d’offrir l’ombre portée d’un monde désirable.

L’alliage entre l’humour et la violence des situations, la dureté, voire la cruauté de certains personnages, offre une richesse de sensations et d’émotions, véritable trésor de jeu pour les comédiens. Même quand la tension du récit est à son comble, l’auteur conserve une légèreté de ton en provoquant le rire par des reparties truculentes.

Sans nostalgie pour ce monde rural des années trente, sans chercher non plus à jouer avec l’accent provençal, nous veillerons dans notre interprétation à conserver toute la puissance du drame et la complexité des situations.

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