Un monde à la limite de son équilibre, un cycle d’erreurs et d’incompréhensions, l’affolement du temps, les conséquences du battement d’aile du papillon…

Ne va‑t‑on pas vers un état de sensibilité mondiale où les plus petites pertes

de contrôle, politiques ou économiques, pourraient développer des humeurs délirantes? Dans le cycle de l’univers, I’ histoire humaine est un passage absolument fugitif et on dirait que nous nous employons à l’achever prématurément. Nous mourons de trouille, accrochés à notre caillou rond, de demeurer finalement si petits.

DÉS(ÉQUILIBRES met en jeu un univers artisanal d’objets de récupération dans un environnement multimédia.  

De cet emboîtement ressort un lieu défini par des dimensions visuelles et tactiles, un lieu évanescent et tangible : un espace de sensations et de réflexions dans lequel se jouent à plusieurs voix les enjeux reconfigurés du théâtre, de la sculpture, de l’architecture, de la vidéo et de la musique ; une installation dont les dispositifs matériels physiques et mentaux permettent aux spectateurs d’éprouver la pensée en cheminant dans les sensations.   

DÉS(ÉQUILIBRES met en jeu le parcours d’une grosse boule qui, une fois libérée, ne s’arrête plus et provoque de nombreuses réactions et remises en cause du statu – quo. Son trajet, appartenant au domaine de l’aléatoire et du mouvement, joue sur les effets de déséquilibres.

La boule rencontre sur son passage une série de « stations » différentes, interdépendantes, (le berceau- cercueil, le monument, la prairie, la serre…), qui sont autant de scènes représentant la problématique de l’humanité dans un monde en déséquilibre.

DÉS(ÉQUILIBRES explore les mécanismes de transmission de l’énergie, en laissant sa chance au hasard. La boule hésite parfois à continuer sa route : entre chaque univers, elle traverse une période transitoire, qui plonge le spectateur dans le doute et l’incite à encourager la boule à poursuivre son chemin, bien qu’il ne connaisse pas les conséquences qui s’ensuivent. Il est interpellé, d’autant qu’il est lui-même à l’initiative du mouvement, mais il est impuissant face à cet enchaînement. Resterons-nous spectateur, alors que notre vie est sans cesse remise en cause? Doit-on accepter le déterminisme? La responsabilité de l’homme est mise à l’épreuve.  Prendre une décision, être acteur ou non de son avenir. Un geste naissant…

Une création de la Compagnie Pupella-Noguès

Joëlle Noguès  direction artistique du projet, conception, scénographie, fabrication, mise en scène 

Giorgio Pupella conception, dramaturgie 

Rodolphe Bourotte/ Nicolas Carrière  environnement sonore, composition musicale, conception programme informatique

Pierre Noguès  réalisation vidéo

Dominique Leray  montage vidéo

Latifa Leforestier mise en mécanique

Jean Cagnard « Les petites choses » (extraits du texte)

Production Compagnie Pupella-Noguès, Théâtre de Cahors (résidence de création)/ avec le soutien du Rayon Vert, Scène conventionnée de Saint Valéry en Caux, de Scènes Croisées, Scène conventionnée de Lozère et du Théâtre d’Aurillac.

Avec l’aide de  Ministère de la Culture DMDTS (Aide à l’écriture) ; Dicream- CNC (Dispositif pour la création artistique multimédia) Drac Midi-Pyrénées, Conseil Régional Midi-Pyrénées, Conseil Général Haute Garonne.