S’inscrivant dans le prolongement du projet ERC PuppetPlays, en concertation avec l’association nationale THEMAA, les fédérations régionales FAMO, POLEM, AURA et le Centre National des Écritures du Spectacle, cette journée d’accélération du programme ICCARE a proposé 3 tables rondes pour réfléchir aux évolutions contemporaines de la marionnette, en associant chercheurs et monde professionnel: ÉCRIRE MARIONNETTE : PROCESSUS, DISPOSITIFS, PERSPECTIVES/ USAGES ET DÉTOURNEMENTS DE L’ÉLECTRONIQUE ET DU NUMÉRIQUE/CONSTRUCTEURS ET CONSTRUCTRICES, REDÉFINITION D’UN MÉTIER ?

TOUT LE PROGRAMME: https://pepr-iccare.fr/…/metiers-de-la-marionnette…/

ÉCRIRE MARIONNETTE : PROCESSUS, DISPOSITIFS, PERSPECTIVES

Animée par CAROLE GUIDICELLI (u. de Montpellier Paul-Valéry)

Avec DELPHINE BARDOT (Compagnie La Muette), MARIE CARRIGNON (Compagnie Tac Tac), FRANCESCA DI FAZIO (Emilia-Romagna Teatro – ERT), CHRISTIAN GIRIAT (Chartreuse – CNES), GIORGIO PUPELLA (Odradek compagnie Pupella-Noguès), ELENA BOSCO (Compagnie La Robe à l’envers)

Depuis les années 1990, les arts de la marionnette sont le théâtre de débats concernant la place du texte, voire celles de l’auteur ou du dramaturge dans le processus de création. D’un côté plusieurs dispositifs ont été mis en place pour renforcer l’écriture de pièces destinées aux marionnettistes, de l’autre le rôle des auteurs contemporains y est questionné. Cependant, la plupart des spectacles sont aujourd’hui entièrement composés par les marionnettistes qui développent une écriture hybride, souvent plus visuelle et sonore que verbale, par emprunts à des textes préexistants ainsi qu’à des pratiques artistiques et culturelles contemporaines. Cette première table ronde propose de réfléchir aux diverses modalités et mutations de cette écriture sous ses formes les plus innovantes. Elle prendra notamment appui sur le travail réalisé par le groupe « Écrire marionnette » constitué par les fédérations régionales FAMO (Occitanie), POLEM (PACA), AURA (Auvergne-Rhône-Alpes) et OMbre (Bretagne) : rédaction d’un manifeste et d’un questionnaire adressé aux compagnies sur leurs pratiques dramaturgiques. Celles-ci seront notamment évoquées à travers les processus d’hybridation (théâtre d’objets, culture pop, vidéo…), de sérialité et de recyclage, et l’expérience d’une écriture sans paroles.

USAGES ET DÉTOURNEMENTS DE L’ÉLECTRONIQUE ET DU NUMÉRIQUE

Animée par JULIE SERMON (u. Paris Nanterre)

Avec MATHIEU ENDERLIN (Compagnie Randièse), DAVID GIRONDIN-MOAB (Compagnie Pseudonymo), FLEUR LEMERCIER (Compagnie Fleur Lemercier), KOSTADIS MIZARAS (artiste indépendant) et SÉVERINE REYROLLE (u. de Reims Champagne-Ardennes)

Réunissant des marionnettistes qui, dans leurs spectacles, explorent les possibilités offertes par l’innovation technologique (programmation informatique, objets connectés, intelligence artificielle, réalité virtuelle…), cette table-ronde interrogera les rapports dialectiques qui se nouent entre la création marionnettique contemporaine et les outils, langages et dispositifs propres aux mondes de l’électronique et du numérique. Quels potentiels nouveaux, mais aussi, quelles contraintes spécifiques ces technologies apportent-elles aux marionnettistes – que ce soit du point de vue des processus de création, des modalités de jeu ou du rapport au public ? Quelles collaborations et quels soutiens– scientifique, technique, économique, institutionnel – ces explorations engagent-elles ou requerraient-elles ? Et enfin, qu’est-ce que la création marionnettique (dans sa dimension artisanale, ses savoir-faire ancestraux, ses spécificités dramaturgiques, la diversité de ses esthétiques) vient modifier dans la perception, la compréhension et les représentations de nos environnements et prothèses technologiques ?

CONSTRUCTEURS ET CONSTRUCTRICES, REDÉFINITION D’UN MÉTIER ?

Animée par VÉRONIQUE PERRUCHON (u. de Lille)

Avec CAROLE ALLEMAND (artiste indépendante), ROMAIN DUVERNE (Compagnie Plume d’O), EINAT LANDAIS (artiste indépendante), ARNAUD LOUSKI-PANE (Artiste indépendant), ALICE LOUVEAU (u. de Montpellier Paul-Valéry), NICOLAS SAELENS (Compagnie Théâtre InutileTHEMAA) et DIDIER WELLE (Compagnie Pipa Sol)

Bien que sa place dans le processus de création du spectacle commence aujourd’hui d’être mise en lumière, l’activité de construction de marionnettes reste mal définie et n’est toujours pas reconnue comme un métier à part entière. Cette troisième table ronde prendra appui sur les réponses à un questionnaire réalisé par Alice Louveau, étudiante en Master Théâtre et spectacle vivant à l’Université de Montpellier Paul-Valéry, et relayé par THEMAA. Elle donnera la parole aux constructeurs et constructrices fabricants de marionnettes pour la scène et l’écran afin d’interroger leur rôle dans la création artistique. Elle permettra également de dresser un état des lieux des besoins de la profession en matière de reconnaissance institutionnelle ou de formation, et de réfléchir sur ses évolutions actuelles.